Enjamber l'horizon

De Poitiers au Pacifique à vélo

Kaunas, la porte des pays Baltes.

C’est sous un ciel gris et une petite bruine que nous sommes arrivés hier a Kaunas.  Deuxième ville  du pays après Vilnius, la capitale, cette ville de 350 000 habitants est située a la confluence des deux plus gros fleuves de la Lituanie.

Nous voila ainsi dans les pays Baltes, plus très loin de la Russie. Cette idée nous enchante et nous avons du mal à réaliser que notre rêve prend forme jour après jour. Nous sommes arrivés en Lituanie sans aucune idée de ce qui allait nous y attendre. Nous ne connaissions rien. Ni la langue, ni la monnaie, ni les paysages… Le passage de la frontière s’est fait une fois de plus sans aucun contrôle. L’Espace Schengen est bien une réalité.

Le lendemain de Plock, nous avons été accueilli dans une ferme. La générosité et l’accueil des polonais a été excellent, sur toute la durée de notre traversée polonaise. A chaque fois, on nous accueille de manière spontanée, sans hésitation. Et quand on vous invite a boire le café, deux minutes après être arrivé, il faut traduire par café : thé, repas, et soirée ! Et le lendemain matin, ce sont des petits-déjeuners gargantuesques qui nous sont proposés. Soit du Bigos, la spécialité nationale (sorte de choucroute), soit des pâtisseries succulentes dont les polonais peuvent s’enorgueillir. Les différences de langues s’estompent en ayant recours à l’anglais. Il nous est arrivé une fois de converser avec notre hôte en utilisant Internet via un site de traduction. Tout notre échange s’est alors fait à l’écrit, dans un silence surprenant.

La Lituanie est rentrée dans l’Union Européenne il y a 6 ans, en 2004. Nous voyons partout des panneaux avec le logo de l’UE, preuve que le développement du pays passe par les programmes d’entraide européens. Nous vous en dirons un peu plus sur ce pays quand nous l’aurons traversé. Il est trop tôt encore pour vous en parler, bien que nous n’y resterons pas longtemps. Les pays Baltes sont petits et les frontières vont s’enchainer jusqu’en Russie.

Les jambes supportent les cents kilomètres quotidiens et le moral est plus clair que le ciel. François révise ses cours de russe en pédalant et Alexis apprend les dix mots de lituanien indispensable (bonjour, au revoir, oui, non …)

« Billet précédent