Enjamber l'horizon

De Poitiers au Pacifique à vélo

Mois : octobre 2010

La Nouvelle République – 31 octobre 2010

Retrouvez ci-dessous un article paru dans « La Nouvelle République » le 31 octobre.

Retrouvez l’article au format PDF en cliquant ici.

Interview sur France Bleu – 18 octobre 2010

Retrouvez l’interview du lundi matin 18 octobre en cliquant ci-dessous :

7aPoitiers – 27 octobre 2010

Retrouvez ci-dessous une anecdote tirée de nos carnets de voyage et publiée dans le magazine poitevin « 7aPoitiers », paru le 27 octobre 2010.

Retrouvez l’article au format PDF en cliquant ici.

Un retour en douceur.

Plus d’un mois après notre dernier article, le temps est venu de vous donner quelques nouvelles ! Nous venons de retrouver nos chaumières le soir du mercredi 29 septembre, après trois jours de vélo de Paris à Poitiers.

De la Chine à la Corée du Sud : 26 heures de bateau…

Arrivés à destination (port de Tianjin) le 18 août et préférant les moyens de transports terrestres plutôt qu’aériens pour rentrer chez nous, nous avons entamé notre long retour en embarquant sur un ferry en direction de la Corée du Sud.

En Corée du Sud : Une dizaine de jours de tourisme…

Un peu plus de 26 heures de bateau à travers la Mer Jaune nous ont conduit à Incheon, non loin de Séoul. Nous y avons retrouvé Jouha, un cycliste coréen rencontré par l’intermédiaire d’autres voyageurs cyclistes croisés en Russie. Le contraste avec la Chine est saisissant. Nous voilà de nouveau dans un pays capitaliste où nous retrouvons certains repères et quelques similitudes avec les pays d’Europe de l’Ouest. Le niveau de vie est bien plus élevé ici et les infrastructures sont récentes et en meilleur état. Alors que les chinois utilisent de vieilles bicyclettes ou des vélos à assistance électrique dans le but de se déplacer, nous découvrons des coréens très sportifs utilisant des vélos tous plus neufs, rutilants et onéreux, les uns que les autres pour leurs simples loisirs ou pratiques sportives. Nous découvrons avec surprise et beaucoup de plaisir une chaine de boulangerie « à la française », présente dans tout le pays. Commencer une journée par un bon croissant au beurre nous confirme que nous sommes bien au « Pays du matin calme », plus de doutes ! Nous restons ainsi quelques jours à Séoul, le temps de visiter cette immense ville et de réparer nos vélos. Nous changeons nos pneus, un peu fatigués par les 13 000 kilomètres du voyage ! Nous passons de délicieux moments à discuter avec Jouha, près du fleuve Han, large d’un kilomètre environ.  Il nous promène dans la ville en vélos et nous fait rencontrer quelques membres d’une communauté de voyageurs-cyclistes dont certains voyagent tout autour du monde à bicyclette. Située au milieu de collines verdoyantes, la capitale sud-coréenne nous parait bien plus agréable que Beijing.  Nous décidons de partir dans le sud du pays pour quelques jours, le temps que l’ambassade de Russie termine de préparer nos visas. Puisqu’il pleut constamment et que nous ne voulons pas rester trop longtemps ici, c’est en TGV (le même qu’en France) que nous rejoignons Busan, la deuxième plus grande ville du pays, future capitale sud-coréenne. Nous visitons ensuite plusieurs temples bouddhistes situés dans le sud du pays. Nous voyageons en car dans ce territoire aux collines abruptes recouvertes d’une épaisse végétation. De retour à Séoul, nous récupérons nos visas puis repartons aussitôt vers l’est où un autre bateau nous attend.

A Vladivostok : Quelques jours au bout du monde…

Ce bateau nous ramène en Russie, à Vladivostok. C’est avec une grande joie que nous retrouvons ce pays qui nous parait désormais un peu plus familier. Entendre parler russe nous rappelle de bons souvenirs… nous apprécions vraiment cette langue maintenant ! Notre auberge se trouve tout au bout d’une flèche de terre qui s’élance plein sud dans la Mer du Japon. Nous nous sentons vraiment arrivés au bout du monde. Plusieurs journées se passent ici entre visite de la ville et rencontre de plusieurs personnes : Marilia, une bretonne qui voyage depuis un an et demi à bicyclette autour du monde, avec pour centre d’intérêt les forêts primaires (son site : http://blog.kernunos.org/ ) ; Gwendal, un breton lui aussi amateur de voyage à vélo, qui n’en est pas à son coup d’essai : il vient de finir la traversée des Etats-Unis d’Est en Ouest et va s’attaquer à la traversée de la Sibérie en hiver et en marcel… (vous avez bien lu ! Son site : http://banjobikeride.over-blog.com/ ) ; et enfin Mikhail, un jeune russe avec qui nous échangions depuis maintenant un an. Mikhail a eu la gentillesse de nous faire visiter sa ville natale qu’il aime tant. Vladivostok nous plait rapidement. Cette ville portuaire longtemps fermée aux étrangers ne répond pas tout à fait au schéma classique de la ville russe. C’est sur les flancs de nombreuses collines qu’ont poussé les barres d’immeubles au temps du communisme. Située sur un littoral morcelé, la mer s’invite en ville et s’offre au regard de chaque fenêtre d’immeuble. Il est temps pour nous d’organiser notre véritable retour. Désormais les kilomètres parcourus le seront vers l’Ouest… nous rentrons à la maison !

De Vladivostok à Moscou : 6 jours et demi de train…

Plus qu’un train, c’est un mythe qui se présente à nous. La réalité est sous nos yeux, il est 02h du matin mais nous ne rêvons pas. Nous prenons place à bord de nos wagons pour six jours et demi de voyage. En fait, nous ne montons pas exactement dans le même train. François part en premier, seul, et Alexis et Mado partent exactement 48 heures après, dans un autre train. Ce train est une expérience si forte et intense qu’un autre article va suivre pour en parler davantage.

De Moscou à Paris : en car et en train…

Nous nous retrouvons plus tard à Moscou. Maria, une jeune femme que nous avions rencontrée à Irkoutsk est de passage à Moscou et c’est avec un immense plaisir que nous nous retrouvons. François est donc ici depuis deux jours et y restera encore quelques-uns en attendant son visa de transit biélorusse et le car qui le ramènera de Moscou à Paris, en 54 heures de voyage sans relâche… deux nuits dans le car ! Après une visite rapide des principaux lieux touristiques  moscovites en compagnie de Maria et François, Alexis et Mado repartent le soir en train. Direction : Saint-Petersboug. Ils y restent plusieurs jours, le temps de profiter pleinement de la beauté de cet idylle russe. C’est aussi l’occasion d’y retrouver Lena, la jeune femme qui nous avait hébergé en avril dernier. C’est par le train qu’ils terminent leur voyage, ce qui leur donne l’occasion de s’arrêter à Berlin et d’y visiter le musée du Mur. Nos retrouvailles se font à Paris, le samedi 25 septembre.

De Paris à Poitiers : trois jours de vélos…

Le lundi 27 septembre, nous (Alexis et François seulement) repartons au petit matin à vélo de Paris. Nous retrouvons le père d’Alexis à Etampes. C’est tous les trois que nous rentrons jusqu’à Poitiers, en nous arrêtant dormir à Orléans et en Touraine chez des membres de nos familles. Après plus d’un mois sans vélo, ces trois bonnes journées (145, 110 et de nouveau 145 kilomètres) nous rappellent l’existence de certains muscles déjà en train de se rendormir ! Que ce soit à travers la Beauce, sur les bords de Loire ou dans notre bon vieux Poitou, la beauté de notre pays nous saute aux yeux ! Presque sept mois jour pour jour après notre départ, nous poussons de nouveau la porte d’entrée… dans l’autre sens.

Et maintenant :

Nous retrouvons nos familles, nos amis et notre si beau pays, la tête bourrée de souvenirs et le cœur vibrant de rencontres. Nous sommes si enrichis et heureux…

Et cette question qui revient étrangement : «  Pas trop triste de rentrer ? ».

« Non, vraiment pas. »

Nous savons que ce voyage n’est qu’un début vers d’autres horizons :

De nouveaux horizons à enjamber !

(Nous partons dès demain pour un nouveau projet : De Poitiers à l’Atlantique à vélo… en 2 jours !!! )

.

Alexis et François

.

.

.

Merci pour vos commentaires et soutiens tout au long de notre aventure. Merci à ceux qui nous ont soutenus financièrement. Merci aux inconnus, si nombreux, qui nous ont ouvert leur porte et accordé un bien précieux : le temps inestimable des rencontres.

Centre Presse – 01 octobre 2010

En attendant l’article et les photos concernant notre retour, bientôt en ligne…

Retrouvez ci-dessous un article paru dans « Centre Presse » le 01 octobre dernier et parlant de notre arrivée au Pacifique.

Retrouvez l’article au format PDF en cliquant ici ou sur le site de Centre Presse en cliquant là