Enjamber l'horizon

De Poitiers au Pacifique à vélo

Catégorie : 3 - Voyage

7aPoitiers – 27 octobre 2010

Retrouvez ci-dessous une anecdote tirée de nos carnets de voyage et publiée dans le magazine poitevin « 7aPoitiers », paru le 27 octobre 2010.

Retrouvez l’article au format PDF en cliquant ici.

Un retour en douceur.

Plus d’un mois après notre dernier article, le temps est venu de vous donner quelques nouvelles ! Nous venons de retrouver nos chaumières le soir du mercredi 29 septembre, après trois jours de vélo de Paris à Poitiers.

De la Chine à la Corée du Sud : 26 heures de bateau…

Arrivés à destination (port de Tianjin) le 18 août et préférant les moyens de transports terrestres plutôt qu’aériens pour rentrer chez nous, nous avons entamé notre long retour en embarquant sur un ferry en direction de la Corée du Sud.

En Corée du Sud : Une dizaine de jours de tourisme…

Un peu plus de 26 heures de bateau à travers la Mer Jaune nous ont conduit à Incheon, non loin de Séoul. Nous y avons retrouvé Jouha, un cycliste coréen rencontré par l’intermédiaire d’autres voyageurs cyclistes croisés en Russie. Le contraste avec la Chine est saisissant. Nous voilà de nouveau dans un pays capitaliste où nous retrouvons certains repères et quelques similitudes avec les pays d’Europe de l’Ouest. Le niveau de vie est bien plus élevé ici et les infrastructures sont récentes et en meilleur état. Alors que les chinois utilisent de vieilles bicyclettes ou des vélos à assistance électrique dans le but de se déplacer, nous découvrons des coréens très sportifs utilisant des vélos tous plus neufs, rutilants et onéreux, les uns que les autres pour leurs simples loisirs ou pratiques sportives. Nous découvrons avec surprise et beaucoup de plaisir une chaine de boulangerie « à la française », présente dans tout le pays. Commencer une journée par un bon croissant au beurre nous confirme que nous sommes bien au « Pays du matin calme », plus de doutes ! Nous restons ainsi quelques jours à Séoul, le temps de visiter cette immense ville et de réparer nos vélos. Nous changeons nos pneus, un peu fatigués par les 13 000 kilomètres du voyage ! Nous passons de délicieux moments à discuter avec Jouha, près du fleuve Han, large d’un kilomètre environ.  Il nous promène dans la ville en vélos et nous fait rencontrer quelques membres d’une communauté de voyageurs-cyclistes dont certains voyagent tout autour du monde à bicyclette. Située au milieu de collines verdoyantes, la capitale sud-coréenne nous parait bien plus agréable que Beijing.  Nous décidons de partir dans le sud du pays pour quelques jours, le temps que l’ambassade de Russie termine de préparer nos visas. Puisqu’il pleut constamment et que nous ne voulons pas rester trop longtemps ici, c’est en TGV (le même qu’en France) que nous rejoignons Busan, la deuxième plus grande ville du pays, future capitale sud-coréenne. Nous visitons ensuite plusieurs temples bouddhistes situés dans le sud du pays. Nous voyageons en car dans ce territoire aux collines abruptes recouvertes d’une épaisse végétation. De retour à Séoul, nous récupérons nos visas puis repartons aussitôt vers l’est où un autre bateau nous attend.

A Vladivostok : Quelques jours au bout du monde…

Ce bateau nous ramène en Russie, à Vladivostok. C’est avec une grande joie que nous retrouvons ce pays qui nous parait désormais un peu plus familier. Entendre parler russe nous rappelle de bons souvenirs… nous apprécions vraiment cette langue maintenant ! Notre auberge se trouve tout au bout d’une flèche de terre qui s’élance plein sud dans la Mer du Japon. Nous nous sentons vraiment arrivés au bout du monde. Plusieurs journées se passent ici entre visite de la ville et rencontre de plusieurs personnes : Marilia, une bretonne qui voyage depuis un an et demi à bicyclette autour du monde, avec pour centre d’intérêt les forêts primaires (son site : http://blog.kernunos.org/ ) ; Gwendal, un breton lui aussi amateur de voyage à vélo, qui n’en est pas à son coup d’essai : il vient de finir la traversée des Etats-Unis d’Est en Ouest et va s’attaquer à la traversée de la Sibérie en hiver et en marcel… (vous avez bien lu ! Son site : http://banjobikeride.over-blog.com/ ) ; et enfin Mikhail, un jeune russe avec qui nous échangions depuis maintenant un an. Mikhail a eu la gentillesse de nous faire visiter sa ville natale qu’il aime tant. Vladivostok nous plait rapidement. Cette ville portuaire longtemps fermée aux étrangers ne répond pas tout à fait au schéma classique de la ville russe. C’est sur les flancs de nombreuses collines qu’ont poussé les barres d’immeubles au temps du communisme. Située sur un littoral morcelé, la mer s’invite en ville et s’offre au regard de chaque fenêtre d’immeuble. Il est temps pour nous d’organiser notre véritable retour. Désormais les kilomètres parcourus le seront vers l’Ouest… nous rentrons à la maison !

De Vladivostok à Moscou : 6 jours et demi de train…

Plus qu’un train, c’est un mythe qui se présente à nous. La réalité est sous nos yeux, il est 02h du matin mais nous ne rêvons pas. Nous prenons place à bord de nos wagons pour six jours et demi de voyage. En fait, nous ne montons pas exactement dans le même train. François part en premier, seul, et Alexis et Mado partent exactement 48 heures après, dans un autre train. Ce train est une expérience si forte et intense qu’un autre article va suivre pour en parler davantage.

De Moscou à Paris : en car et en train…

Nous nous retrouvons plus tard à Moscou. Maria, une jeune femme que nous avions rencontrée à Irkoutsk est de passage à Moscou et c’est avec un immense plaisir que nous nous retrouvons. François est donc ici depuis deux jours et y restera encore quelques-uns en attendant son visa de transit biélorusse et le car qui le ramènera de Moscou à Paris, en 54 heures de voyage sans relâche… deux nuits dans le car ! Après une visite rapide des principaux lieux touristiques  moscovites en compagnie de Maria et François, Alexis et Mado repartent le soir en train. Direction : Saint-Petersboug. Ils y restent plusieurs jours, le temps de profiter pleinement de la beauté de cet idylle russe. C’est aussi l’occasion d’y retrouver Lena, la jeune femme qui nous avait hébergé en avril dernier. C’est par le train qu’ils terminent leur voyage, ce qui leur donne l’occasion de s’arrêter à Berlin et d’y visiter le musée du Mur. Nos retrouvailles se font à Paris, le samedi 25 septembre.

De Paris à Poitiers : trois jours de vélos…

Le lundi 27 septembre, nous (Alexis et François seulement) repartons au petit matin à vélo de Paris. Nous retrouvons le père d’Alexis à Etampes. C’est tous les trois que nous rentrons jusqu’à Poitiers, en nous arrêtant dormir à Orléans et en Touraine chez des membres de nos familles. Après plus d’un mois sans vélo, ces trois bonnes journées (145, 110 et de nouveau 145 kilomètres) nous rappellent l’existence de certains muscles déjà en train de se rendormir ! Que ce soit à travers la Beauce, sur les bords de Loire ou dans notre bon vieux Poitou, la beauté de notre pays nous saute aux yeux ! Presque sept mois jour pour jour après notre départ, nous poussons de nouveau la porte d’entrée… dans l’autre sens.

Et maintenant :

Nous retrouvons nos familles, nos amis et notre si beau pays, la tête bourrée de souvenirs et le cœur vibrant de rencontres. Nous sommes si enrichis et heureux…

Et cette question qui revient étrangement : «  Pas trop triste de rentrer ? ».

« Non, vraiment pas. »

Nous savons que ce voyage n’est qu’un début vers d’autres horizons :

De nouveaux horizons à enjamber !

(Nous partons dès demain pour un nouveau projet : De Poitiers à l’Atlantique à vélo… en 2 jours !!! )

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Alexis et François

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Merci pour vos commentaires et soutiens tout au long de notre aventure. Merci à ceux qui nous ont soutenus financièrement. Merci aux inconnus, si nombreux, qui nous ont ouvert leur porte et accordé un bien précieux : le temps inestimable des rencontres.

Une quête dorée comme une galette !

Nous voilà arrivés à l’autre bout du monde : Vladivostok ! Tout se passe bien et nous préparons notre retour par le mythique transsibérien.

Nous vous avions promis du collector, dans notre dernier article. En voici, en voilà !

En cliquant ici, vous retrouverez la lettre que nous venons d’envoyer à notre marque favorite.

Cette lettre est accompagnée de ces photos, montrant notre amour inconditionnel pour la galette Goulibeur. C’était le motif caché de ce voyage : réussir à transporter ce petit trésor tout au long du parcours ! Ci-dessous, voici la galette voyageuse qui a sûrement fait le plus de kilomètres à vélo !

 

Découvrez également :

Au bout de la jetée…

Dans la moiteur et la pollution nous nous sommes extirpés de Pékin pour les dernières centaines de kilomètres nous séparant de la côte. Trois jours à pédaler dans la plaine de Chine dans une urbanisation quasi continue pour rejoindre Tianjin et son port, Tanggu. Nous faisons de nouvelles expériences gastronomiques telles que la brochette de têtes de poulets et de nombreux plats épicés sous le regard curieux des autres clients des bouibouis visités. Le 18 nous arrivons à destination. Un port industriel où se dressent comme des monstres de fer les grues chargeant des conteneurs les bateaux du monde entier.

Le 19 au matin, sous la grisaille et une pluie fine, le duo qui était parti de Poitiers le premier mars s’élance dans les rues du port pour aller « au bout »… Dernier slalom entre les camions et travaux. Nous passons une barrière. Derrière nous, un gardien crie et fait signe de s’arrêter. Si près du but, nous continuons en l’écoutant vociférer ! Nous roulons sur un ponton puis sur un quai où sont arrimés des remorqueurs. Stop ! Après c’est la flotte !!! C’est la au milieu des grues et des portes-conteneurs que s’achève notre rêve de traverser ce continent à vélo à la rencontre d’autres cultures. 12921 kilomètres  au compteur pour vous dire qu’on a réalisé notre rêve et qu’on va en réaliser d’autres.

« Pres de 13000 bornes pour finir dans un port industriel… on aurait rêvé une fin plus esthétique mais tant pis ! Allez faut pas trainer on a un bateau pour la Corée dans une heure. »

Et nous voilà déjà repartis. Quelques vingt-cinq heures de bateau et nous voici de l’autre côté de la mer jaune. Ainsi nous amorçons notre retour en prolongeant vers l’Est. Pour l’instant aucun regret, la Corée du Sud se montre très accueillante. Un « collègue » cyclo-voyageur contacté par l’intermédiaire d’autres voyageurs cyclistes croisés en Russie (c’est une grande famille), Jouha, nous promène dans Séoul.

Bien que le projet soit officiellement fini restez attentifs aux prochains articles, nous vous préparons du collector.

Depuis le Gobi… en image.

Quelques photos prises depuis la fin du désert et notre entrée en Chine.

Bientôt la Mer jaune ! Reste a savoir si l’on considère la Mer Jaune comme faisant partie du Pacifique ou comme quelque chose d’indépendant… ? Votre avis nous intéresse !

Pékin !

Changement de pays, changement de décor, changement de culture… nous voilà désormais en Chine ! A moins de 200 kilomètres de notre objectif, nous faisons halte pour quelques jours à Beijing.

Comme le montrent les dernières photos du désert de Gobi, la traversée du sud de la Mongolie s’est révélée quelque peu éprouvante. Dans le désert, sur 450 kilomètres environ, nous pédalions sur des pistes de terres bien trop souvent sableuses et défoncées. Les fortes chaleurs nous obligeant à nous lever très tôt, vers 4h ou 5h pour parcourir les kilomètres avant que le soleil ne brûle trop. Le midi, c’est sous un abri de fortune (voir la photo) que nous essayions péniblement de nous reposer et le soir, nous plantions la tente au hasard, à quelques mètres de la piste très peu fréquentée, au milieu de nulle part.

Le passage de la frontière entre la Mongolie et la Chine nous a obligé à tricher pour la première fois depuis notre départ en montant à bord d’un véhicule motorisé. Impossible de rentrer en Chine à pied ou à vélo ! Pour cette raison, une multitude de petits 4×4 font des aller-retour entre les deux pays pour transporter les voyageurs. Quelques kilomètres n’auront pas été parcourus à vélo. Les caprices de l’administration et de la bureaucratie s’avèrent une fois de plus stupides et insurmontables !

Sitôt la frontière franchie, c’est un autre univers qui s’ouvre à nos regards. Le contraste entre les deux pays est hallucinant. Nous quittons le pays le moins densément peuplé pour rentrer dans l’ »Empire du milieu » et son milliard d’habitants. Ce passage de frontière signifie d’abord pour nous le retour à l’asphalte et à certaines facilités. C’est après quelques petit cols, au bout de deux ou trois jours en Chine que nous quittons enfin ce désert. La végétation devient plus verdoyante, les petits villages de briques se multiplient, les cultures et les champs réapparaissent…

Après avoir quitté la route principale pour des petites routes secondaires, nous arrivons un soir à Shan, une ville relativement importante. Nous nous arrêtons près d’un marché pour faire quelques provisions avant de repartir. Deux minutes suffisent pour qu’une centaine de visages curieux s’approchent de nous pour nous observer attentivement ! Cet attroupement attire constamment de nouveau chinois et pendant les 20 minutes durant lesquelles Alexis et Mado font les courses, François garde les vélos au milieu de cette petite foule qui surveille ses moindres gestes. Pas un ne parle anglais et l’échange se fait surtout par les regards. La police arrive rapidement et la jeune femme qui vérifie nos passeports nous explique que c’est sûrement la première fois que certains voient des étrangers ici. Finalement, nous serons conduits par la police vers un hôtel et nous passerons la soirée en compagnie de cette femme et de son mari qui nous invitent au restaurant. La Chine se révèle ce soir là comme un pays possédant une riche et succulente variété gastronomique. C’est un véritable repas gargantuesque qui nous est offert et auquel, en français qui se respecte, nous ne manquons pas de faire honneur !

A mesure que nous nous rapprochons de la capitale, nous traversons d’immenses villes de moins en moins espacées. Nous roulons sur de larges pistes cyclables qu’empruntent une multitude d’engins à deux roues. La campagne disparait presque dans ces espaces si urbanisés, et il s’avère très difficile de trouver un coin tranquille pour planter la tente. Étant désormais à trois et face à une barrière de la langue et à une quasi impossibilité de se faire comprendre, nous ne demandons plus l’hospitalité et sommes contraints de dormir dans des petites chambres dont disposent certains petits restaurants de bord de route. Comme c’était le cas en Russie, nous partageons un peu l’univers des routiers et camionneurs, fait de bruits de klaxon, de poussière et de petits restaurants pas chers.

Nous passons une journée près de la Muraille de Chine, à une soixantaine de kilomètres de Beijing. Au milieu des montagnes, le mur serpente esthétiquement sur plusieurs kilomètres de versants parfois très abrupts. Après ces montagnes qui nous semblent tropicales, comparées au désert laissé derrière nous, nous sommes désormais dans la grande plaine de Chine, où la chaleur s’accompagne d’humidité.

Nous entrons enfin dans cette immense ville de 17 millions d’habitants ! C’est plus de cinq fois la population de Mongolie qui s’agglutine ici ! Un ciel toujours gris nous surplombe (Peut-on voir du ciel bleu dans des villes si peuplées ?) et une moiteur constante et désagréable nous englobe. Nous venons de visiter dans la même journée l’incroyable cité interdite au cœur du vieux Pékin, et la toute récente cité olympique : un contraste intéressant ! Depuis que nous sommes là, Alexis est malade et fiévreux. Nous allons voir le médecin aujourd’hui et repartirons vers la côte de la Mer Jaune quand tout ira mieux. Le but est à portée de deux jours de route. Nous aurons rejoint la cote Est du continent…

Dans le désert de Gobi

Quelques mots rapides pour vous donner notre nouvelle adresse :

Enjamber l’Horizon

Désert de Gobi

Mongolie

Une belle adresse synonyme de vastes plaines, de steppes désertiques, de chaleur intense, d’espace, de silence et de kilomètres de solitude, mais aussi de mongols à motos, de transmongolien filant vers le lointain, de troupeaux de chameaux et de rêves de boissons fraiches !

Tout se passe bien et nous continuons vers le sud. Plus de nouvelles dans quelques jours !

Oulan-Bator !

Après une dizaine de jours d’avancée, nous arrivons enfin dans la grande capitale mongole qui regroupe avec son million d’habitants un tiers de la population du pays. Depuis Irkoutsk, nous avons voyagé  dans de bonnes conditions. Les paysages traversés se sont révélés  très variés et vraiment magnifiques.

Il nous a d’abord fallu une journée pour rejoindre les rives du lac Baïkal. Nous profitons d’un paisible bivouac au bord du lac pour fêter nos 10 000 kilomètres parcourus. Trois journées sont occupées à longer le sud du lac, en alternant entre contemplation et dégustation du poisson local ! Entre les rives orientales du lac et la frontière russo-mongole, nous avons traversé la république bouriate. Après Oulan Oude, les paysages deviennent plus arides, la densité d’arbres diminue et la végétation devient plus rase. Nous nous croyons en Mongolie avant l’heure ! Surtout, la physionomie des bouriates est plus proche de celle des asiatiques que des caucasiens. Le passage de la frontière ne nous prend qu’une demi heure. Bizarrement, on nous fait passer devant tout le monde, voitures et piétons.

Ça y est, le 8 juillet, date d’échéance de nos visas de trois mois, nous quittons la Russie. C’est une épaisse page de notre voyage que nous tournons là. Ce n’est pas un adieu car nous prévoyons de rentrer en train, à la fin de notre périple, en traversant de nouveau le pays.

L’aventure reprend donc en quelques instants : finies les quelques habitudes prises en Russie. Nous ne connaissons rien de ce pays. Nous nous dirigeons plein sud vers la capitale, en traversant des paysages tous plus beaux et plus déserts à mesure de notre avancée. Les arbres ont quasiment disparus et nous pédalons toute la journée dans de longues et larges vallées séparées par des petites collines. Avec 1,9 habitants par kilomètre carré, la Mongolie est le pays le moins densément peuplé au monde. Des yourtes sont disséminées dans le paysage, souvent séparées de quelques centaines de mètres les unes des autres. Les troupeaux de moutons, de chèvres ou de vaches paissent tranquillement, surveillés par un ou deux cavaliers. Nos repères se perdent encore un peu plus et l’éloignement se fait sentir.

Nous arrivons à Oulan-Bator et découvrons une ville en pleine célébration de la fête nationale : le Naadam. Pendant trois jours les épreuves (tir à l’arc, lutte et course de chevaux) et les festivités se succèdent, attirant une foule de touristes mongols mais aussi pas mal d’européens et d’américains dépassant au milieu de ces foules de visages asiatiques comme les rochers de nos côtes bretonnes !

C’est à trois que nous nous apprêtons à poursuivre notre voyage, en traversant le désert de Gobi qui nous attend aux portes de la ville. Cette troisième personne n’est autre que Marie-Madeleine, la copine d’Alexis qui vient pédaler avec nous jusqu’au Pacifique.

2 nouvelles vidéos de notre passage à Irkoutsk

Voici 2 nouvelles vidéos, issues de reportages TV lors de notre passage à Irkoutsk fin juin

 

 

Traduction du reportage de NTV+

Voici la traduction du reportage de NTV+. Cliquez ici pour (re)voir la vidéo

« Au  moment ou les cyclistes français, juste après que le championnat de Russie est terminé, sont partis pour le très prestigieux Tour de France qui démarre ce samedi, les deux français François Quintard et Alexis Jouvin s’éloignent de leur lignes de départ pour s’enfoncer en Russie. Il y a 4 mois ces étudiants sont partis de leur ville Poitiers sur des vélos tous-terrains. Et aujourd’hui ils sont arrivés à Irkoutsk. De la ville des cathédrales françaises jusqu’à la capitale de l’architecture en bois sibérienne les cyclistes français ont parcouru plus 10000km. Ils ont justifié plusieurs fois le nom de leur parcours « Enjamber l’horizon ». Pourtant il y a encore Oulan-bator mongol à atteindre, mais aussi le but même de l’aventure - la cote pacifique chinoise. «On utilise les cartes en papiers parce qu’en Russie il n’y a pas beaucoup de routes». Dans les bagages qui doivent tenir sur les vélos il n’y a que le stricte nécessaire : les tentes, les sacs de couchage, des vêtements chauds. Pendant tout leur trajet qui passe principalement par la Russie François et Alexis dorment souvent dans la rue. Et pour cela ils choisissent les endroits les plus pittoresques. Tout en roulant les voyageurs mette régulièrement à jour les rapports de leur voyage sur leur site web. « Il y a des gens en France qui suivent notre parcours. Et ils attendent des nouvelles de notre part. Par exemple, dans une des écoles de notre ville il y a toute une classe dont les élèves suivent notre trajet et posent des questions. Nous leur répondons. L’objectif est de montrer que l’on peut réaliser ses rêves» . Les étudiants partagent des idées sur comment on réalise ses rêves avec les habitants de toute les villes où ils passent. Et ces voyageurs chérissaient depuis longtemps le rêve de traverser la moitié du globe et d’atteindre le pacifique. Mais la décision a été prise seulement quand ils ont fait une petite promenade en vélo dans leur propre ville. Avant cette promenade ils n’avaient jamais pédalé. « Je n’ai jamais fait de sport. les 4 mois avant le voyage je les ai passé étudiant devant l’ordinateur. Pour moi l’entrainement était pendant le trajet même ». A Irkoutsk les voyageurs ne partagent pas seulement leur expérience mais ils préparent aussi la partie suivante de leur trajet. Ils ont besoin de remplacer les pneus et les freins sur leurs vélos. François et Alexis comptent  parcourir les 3000 km qui restent jusqu’à Chine avant décembre. C’est là où le rêve sera réalisé : les voyageurs se baigneront dans l’océan pacifique. Evgeniy Malkov pour NTV+ Irkoutsk. « 

Merci Karina !