Enjamber l'horizon

De Poitiers au Pacifique à vélo

Catégorie : 6 - Mongolie

Dans le désert de Gobi

Quelques mots rapides pour vous donner notre nouvelle adresse :

Enjamber l’Horizon

Désert de Gobi

Mongolie

Une belle adresse synonyme de vastes plaines, de steppes désertiques, de chaleur intense, d’espace, de silence et de kilomètres de solitude, mais aussi de mongols à motos, de transmongolien filant vers le lointain, de troupeaux de chameaux et de rêves de boissons fraiches !

Tout se passe bien et nous continuons vers le sud. Plus de nouvelles dans quelques jours !

Oulan-Bator !

Après une dizaine de jours d’avancée, nous arrivons enfin dans la grande capitale mongole qui regroupe avec son million d’habitants un tiers de la population du pays. Depuis Irkoutsk, nous avons voyagé  dans de bonnes conditions. Les paysages traversés se sont révélés  très variés et vraiment magnifiques.

Il nous a d’abord fallu une journée pour rejoindre les rives du lac Baïkal. Nous profitons d’un paisible bivouac au bord du lac pour fêter nos 10 000 kilomètres parcourus. Trois journées sont occupées à longer le sud du lac, en alternant entre contemplation et dégustation du poisson local ! Entre les rives orientales du lac et la frontière russo-mongole, nous avons traversé la république bouriate. Après Oulan Oude, les paysages deviennent plus arides, la densité d’arbres diminue et la végétation devient plus rase. Nous nous croyons en Mongolie avant l’heure ! Surtout, la physionomie des bouriates est plus proche de celle des asiatiques que des caucasiens. Le passage de la frontière ne nous prend qu’une demi heure. Bizarrement, on nous fait passer devant tout le monde, voitures et piétons.

Ça y est, le 8 juillet, date d’échéance de nos visas de trois mois, nous quittons la Russie. C’est une épaisse page de notre voyage que nous tournons là. Ce n’est pas un adieu car nous prévoyons de rentrer en train, à la fin de notre périple, en traversant de nouveau le pays.

L’aventure reprend donc en quelques instants : finies les quelques habitudes prises en Russie. Nous ne connaissons rien de ce pays. Nous nous dirigeons plein sud vers la capitale, en traversant des paysages tous plus beaux et plus déserts à mesure de notre avancée. Les arbres ont quasiment disparus et nous pédalons toute la journée dans de longues et larges vallées séparées par des petites collines. Avec 1,9 habitants par kilomètre carré, la Mongolie est le pays le moins densément peuplé au monde. Des yourtes sont disséminées dans le paysage, souvent séparées de quelques centaines de mètres les unes des autres. Les troupeaux de moutons, de chèvres ou de vaches paissent tranquillement, surveillés par un ou deux cavaliers. Nos repères se perdent encore un peu plus et l’éloignement se fait sentir.

Nous arrivons à Oulan-Bator et découvrons une ville en pleine célébration de la fête nationale : le Naadam. Pendant trois jours les épreuves (tir à l’arc, lutte et course de chevaux) et les festivités se succèdent, attirant une foule de touristes mongols mais aussi pas mal d’européens et d’américains dépassant au milieu de ces foules de visages asiatiques comme les rochers de nos côtes bretonnes !

C’est à trois que nous nous apprêtons à poursuivre notre voyage, en traversant le désert de Gobi qui nous attend aux portes de la ville. Cette troisième personne n’est autre que Marie-Madeleine, la copine d’Alexis qui vient pédaler avec nous jusqu’au Pacifique.