Enjamber l'horizon

De Poitiers au Pacifique à vélo

Catégorie : 4 - Pays Baltes

Photos de Riga a Saint-Petersbourg

Riga, nous voila !

Alors que nous vous avions laissés à Kaunas, en Lituanie, il y a trois jours maintenant, nous vous retrouvons ici depuis la capitale lettone. Il nous aura fallu deux jours pour parcourir les presque 300 kilomètres qui séparent les deux villes.

La première journée, nous avons abattu 110 kilomètres, crevé la roue arrière de Bucéphale, vers 18h, et trouvé l’hospitalité pour la nuit. Et oui, nous vous avions caché que nos vélos portent des noms depuis la France. Les élèves de sixième qui suivent notre projet nous ont proposé Frangase et Bucephalexis. Nous avons choisi Pégase et Bucéphale, puisqu’une fois chevauché, nous formons le duo répondant aux noms choisis par les élèves.

Avec seulement deux mots de letton (bonjour et tente), quelques gestes et de la débrouillardise, nous avons été accueillis dans le jardin des propriétaires d’une entreprise de pisciculture. Casimir nous a proposé de dormir à l’abri. C’est donc bien reposés que nous avons pu parcourir le lendemain les 175 kilomètres qui nous attendaient jusqu’à Riga. Le terrain était bien plat, la route très bonne et le vent absent. Conditions idéales. Cela représente 8h passées à pédaler à 22 kilomètres de moyenne. Bien que ne recherchant pas la performance, nous ne pouvons vous cacher que ce genre de défis, un peu idiot peut être, nous plait !

Kaunas, la porte des pays Baltes.

C’est sous un ciel gris et une petite bruine que nous sommes arrivés hier a Kaunas.  Deuxième ville  du pays après Vilnius, la capitale, cette ville de 350 000 habitants est située a la confluence des deux plus gros fleuves de la Lituanie.

Nous voila ainsi dans les pays Baltes, plus très loin de la Russie. Cette idée nous enchante et nous avons du mal à réaliser que notre rêve prend forme jour après jour. Nous sommes arrivés en Lituanie sans aucune idée de ce qui allait nous y attendre. Nous ne connaissions rien. Ni la langue, ni la monnaie, ni les paysages… Le passage de la frontière s’est fait une fois de plus sans aucun contrôle. L’Espace Schengen est bien une réalité.

Le lendemain de Plock, nous avons été accueilli dans une ferme. La générosité et l’accueil des polonais a été excellent, sur toute la durée de notre traversée polonaise. A chaque fois, on nous accueille de manière spontanée, sans hésitation. Et quand on vous invite a boire le café, deux minutes après être arrivé, il faut traduire par café : thé, repas, et soirée ! Et le lendemain matin, ce sont des petits-déjeuners gargantuesques qui nous sont proposés. Soit du Bigos, la spécialité nationale (sorte de choucroute), soit des pâtisseries succulentes dont les polonais peuvent s’enorgueillir. Les différences de langues s’estompent en ayant recours à l’anglais. Il nous est arrivé une fois de converser avec notre hôte en utilisant Internet via un site de traduction. Tout notre échange s’est alors fait à l’écrit, dans un silence surprenant.

La Lituanie est rentrée dans l’Union Européenne il y a 6 ans, en 2004. Nous voyons partout des panneaux avec le logo de l’UE, preuve que le développement du pays passe par les programmes d’entraide européens. Nous vous en dirons un peu plus sur ce pays quand nous l’aurons traversé. Il est trop tôt encore pour vous en parler, bien que nous n’y resterons pas longtemps. Les pays Baltes sont petits et les frontières vont s’enchainer jusqu’en Russie.

Les jambes supportent les cents kilomètres quotidiens et le moral est plus clair que le ciel. François révise ses cours de russe en pédalant et Alexis apprend les dix mots de lituanien indispensable (bonjour, au revoir, oui, non …)