Enjamber l'horizon

De Poitiers au Pacifique à vélo

Mot clé : géographie

Perm

Après la pluie le beau temps… Ici on peut avoir une semaine avec de la neige et la suivante avec de grandes chaleurs.

Entre Kirov et Perm nous avons eu droit à des cieux azurs et un soleil éclatant (27 degrés hier). Nous pouvons dire que « Ça tape ». A tel point que François descendant de son vélo lors d’une pause en haut d’une côte a dit : « Haaa ouai, du milon et du peneau… » Bien sûr il fallait comprendre « du melon et du pineau ». Vapeur d’asphalte ? Rayonnement solaire ? Kilomètres en trop ? Peu importe la cause, comprenez qu’il nous arrive de divaguer sur les mets de notre région et d’en mélanger les lettres.

S’ajoute à cela un retour significatif du relief. Serions-nous sur les contreforts de l’Oural ? Nous avons traversé un grand plateau creusé par de nombreuses vallées, dont celle de la Kama, rivière traversant Perm. On pourrait même parler de « montagnes russes » car descentes et montées se succèdent, aussi raides les unes que les autres.

Le 9 mai, c’était la fête de la Victoire de 1945. Pour les 65 ans, il y a eu un gros tapage médiatique et tout le monde arborait le ruban de Saint Georges, rayé noir et orange. Nous avons pu assister à un concert commémoratif le 8 mai dans un petit village. Les personnes en costumes d’époques se succédaient sur la scène, au fond de laquelle étaient accrochés le marteau et la faucille. On s’y croyait !!! Le lendemain les familles se réunissaient pour aller dans les cimetières rendre hommage aux soldats morts pendant la guerre.

Autre découverte : le bania russe. Nous avions déjà vu la petite cabane avec sa cheminée au fond des jardins mais jamais en fonctionnement. Lorsque l’on rentre dans cette pièce basse de plafond on est écrasé par la chaleur d’un poêle ronflant. C’est un sauna particulier alimenté en bois, la salle de bain rurale russe.

Pour l’heure nous sommes accueillis par l’alliance française où nous allons présenter notre projet aux étudiants. Ensuite nous poursuivrons vers Ekateringbourg sur la route qui sera désormais la seule… celle du transsibérien.