Enjamber l'horizon

De Poitiers au Pacifique à vélo

Mot clé : photos

Centre Presse – 19 mai 2011

Retrouvez l’article au format PDF en cliquant ici

L’exposition au lycée Victor Hugo est toujours visible !

Finalement, l’exposition est accessible jusqu’au mardi 31 mai inclus, aux heures d’ouvertures du lycée.  Merci d’annoncer votre présence à l’accueil.

France 3 Poitou-Charentes – 16 mai 2011

Bientot l’exposition !

Exposition photos le lundi 16 mai, à Poitiers.

L’exposition est accessible jusqu’au mardi 31 mai inclus, aux heures d’ouvertures du lycée.  Merci d’annoncer votre présence à l’accueil.

Depuis le Gobi… en image.

Quelques photos prises depuis la fin du désert et notre entrée en Chine.

Bientôt la Mer jaune ! Reste a savoir si l’on considère la Mer Jaune comme faisant partie du Pacifique ou comme quelque chose d’indépendant… ? Votre avis nous intéresse !

Oulan-Bator !

Après une dizaine de jours d’avancée, nous arrivons enfin dans la grande capitale mongole qui regroupe avec son million d’habitants un tiers de la population du pays. Depuis Irkoutsk, nous avons voyagé  dans de bonnes conditions. Les paysages traversés se sont révélés  très variés et vraiment magnifiques.

Il nous a d’abord fallu une journée pour rejoindre les rives du lac Baïkal. Nous profitons d’un paisible bivouac au bord du lac pour fêter nos 10 000 kilomètres parcourus. Trois journées sont occupées à longer le sud du lac, en alternant entre contemplation et dégustation du poisson local ! Entre les rives orientales du lac et la frontière russo-mongole, nous avons traversé la république bouriate. Après Oulan Oude, les paysages deviennent plus arides, la densité d’arbres diminue et la végétation devient plus rase. Nous nous croyons en Mongolie avant l’heure ! Surtout, la physionomie des bouriates est plus proche de celle des asiatiques que des caucasiens. Le passage de la frontière ne nous prend qu’une demi heure. Bizarrement, on nous fait passer devant tout le monde, voitures et piétons.

Ça y est, le 8 juillet, date d’échéance de nos visas de trois mois, nous quittons la Russie. C’est une épaisse page de notre voyage que nous tournons là. Ce n’est pas un adieu car nous prévoyons de rentrer en train, à la fin de notre périple, en traversant de nouveau le pays.

L’aventure reprend donc en quelques instants : finies les quelques habitudes prises en Russie. Nous ne connaissons rien de ce pays. Nous nous dirigeons plein sud vers la capitale, en traversant des paysages tous plus beaux et plus déserts à mesure de notre avancée. Les arbres ont quasiment disparus et nous pédalons toute la journée dans de longues et larges vallées séparées par des petites collines. Avec 1,9 habitants par kilomètre carré, la Mongolie est le pays le moins densément peuplé au monde. Des yourtes sont disséminées dans le paysage, souvent séparées de quelques centaines de mètres les unes des autres. Les troupeaux de moutons, de chèvres ou de vaches paissent tranquillement, surveillés par un ou deux cavaliers. Nos repères se perdent encore un peu plus et l’éloignement se fait sentir.

Nous arrivons à Oulan-Bator et découvrons une ville en pleine célébration de la fête nationale : le Naadam. Pendant trois jours les épreuves (tir à l’arc, lutte et course de chevaux) et les festivités se succèdent, attirant une foule de touristes mongols mais aussi pas mal d’européens et d’américains dépassant au milieu de ces foules de visages asiatiques comme les rochers de nos côtes bretonnes !

C’est à trois que nous nous apprêtons à poursuivre notre voyage, en traversant le désert de Gobi qui nous attend aux portes de la ville. Cette troisième personne n’est autre que Marie-Madeleine, la copine d’Alexis qui vient pédaler avec nous jusqu’au Pacifique.

Novossibirsk – Irkoutsk en images

Novossibirsk

Pédaler à travers les vastes plaines de Sibérie… Ça y est c’est fait.

Sous la pluie et sous le soleil, sur de longues routes droites et planes avec les Kamaz (camions) en voisinage, le rêve… non pas tout à fait. Viennent gâcher la contemplation de ces steppes verdoyantes de petits insectes suceurs de sang : les moustiques !!! Nous les avions déjà évoqués mais là, nous avons atteint des proportions que nous ne pouvions pas imaginer. Seule solution pour avoir la tranquillité : avancer !!! Ça tombe bien c’est ce qu’on avait prévu. Mais quand vient le soir, nous montons la tente, car il n’y a pas beaucoup de villages dans ces plaines, et nous dinons en vitesse avant de  nous réfugier dans notre abri. Quel dommage de ne pas profiter des derniers rayons du soleil à cause de ces bestioles. Nous ne parlerons pas des démangeaisons, ce serait se plaindre alors que nous savourons ces heures passées dans la nature.

Nous rencontrons les « propriétaires » de cette route, les routiers. Dans leurs camions, ils vivent sur les routes russes leur seconde vie. Il n’est pas rare de voir des traces européennes sur leurs bâches. Parfois un vieil adhésif   » Périgord… » nous rappelle la gastronomie française le temps d’un dépassement. Les routiers nous posent toujours les questions sur notre itinéraire. Sur la route ce n’est pas cela que nous craignons le plus. D’apprentis pilotes, avec un cerveau moins développé que les chevaux de leurs moteurs, nous dépassent en trombe. En résulte une implantation régulière de stèles fleuries à la mémoire de personnes décédées sur cette route. On nous a dit  » Il y a trois problèmes en Russie, les gens inconscients, les routes et les gens inconscients sur la route ».

Nous sommes arrivés à Novossibirsk avant hier. Accueillis par des membres de l’Alliance Française nous avons été invités à nous rendre à la plage. Si si, il y a une plage en Sibérie. Un barrage forme une étendue d’eau appelée la  » mer » où, lors des beaux jours, les gens viennent s’entasser pour profiter du sable chaud et de l’eau fraiche.

Nous sommes accueillis à Acadiem, sorte de ville des sciences créée à une trentaine de kilomètres du centre au milieu des arbres,  chez Sacha et Alexis. Nous profitons de ces instants pour renouveler quelques pièces de nos vélos et recharger nos batteries. C’est aussi l’occasion d’animer des rencontres avec les francophones de la ville en partenariat avec l’Alliance Française.

Jeudi, nous repartirons vers des paysages plus vallonnés de la Sibérie vers Krasnoyarsk.

A propos de Perm

Arrivés à Ekaterinbourg avant hier soir, nous voulons revenir un peu sur notre accueil et notre séjour sous le soleil de Perm.

Nous avons passé trois jours dans cette grande ville d’un million d’habitants, étalée le long de la Kama. Elle est longtemps restée secrète sous le régime communiste, puisqu’on y fabriquait beaucoup d’armes. Perm ne figurait pas sur les cartes et les étrangers ne pouvaient pas y accéder. Aujourd’hui, la ville revêt les traits d’une métropole internationale. Cette cité devient un lieu culturel avec de nombreux festivals. Nous avons été invités à découvrir le skate park de la ville, le plus grand de Russie et un des plus grands d’Europe ! Nous avons visité le musée des beaux arts de la ville, lors de la « nuit des musées ».

Durant cette « pause » nous avons travaillé avec l’Alliance Française de la ville.  Ils nous ont permis d’animer des rencontres. L’une avec des personnes fréquentant l’Alliance Française, une seconde avec les quelques élèves de l’académie de médecine étudiant le français et une dernière sur une des places principales de la ville avec une trentaine de cyclistes. C’est à cette occasion que nous avons rencontré un jeune couple de russes qui s’apprêtaient à partir pour trois mois de vélos en Europe. Nous espérons qu’ils seront aussi bien accueillis que nous l’avons été.

Notre passage à Perm ne sera pas passée inaperçue! Nos journées furent ponctuées de nombreuses interviews. Nous avons ainsi dû répondre aux mêmes questions  que nous ont posées quatre équipes de télévision et deux journalistes de la presse écrite!

Nous remercions l’équipe de l’Alliance Française pour son accueil et son dynamisme, Simon pour son hospitalité, Anita qui a fait une super attache de presse – traductrice, Svieta et Alex pour la balade touristique à vélo,  et le reste des francophones de la ville avec qui nous avons pu échanger. Ces quelques jours ne furent pas très reposants, mais nous garderons un super souvenir de cette ville et de notre passage !

Pour finir, voilà quelques photos :