Enjamber l'horizon

De Poitiers au Pacifique à vélo

Mot clé : Sibérie

Novossibirsk

Pédaler à travers les vastes plaines de Sibérie… Ça y est c’est fait.

Sous la pluie et sous le soleil, sur de longues routes droites et planes avec les Kamaz (camions) en voisinage, le rêve… non pas tout à fait. Viennent gâcher la contemplation de ces steppes verdoyantes de petits insectes suceurs de sang : les moustiques !!! Nous les avions déjà évoqués mais là, nous avons atteint des proportions que nous ne pouvions pas imaginer. Seule solution pour avoir la tranquillité : avancer !!! Ça tombe bien c’est ce qu’on avait prévu. Mais quand vient le soir, nous montons la tente, car il n’y a pas beaucoup de villages dans ces plaines, et nous dinons en vitesse avant de  nous réfugier dans notre abri. Quel dommage de ne pas profiter des derniers rayons du soleil à cause de ces bestioles. Nous ne parlerons pas des démangeaisons, ce serait se plaindre alors que nous savourons ces heures passées dans la nature.

Nous rencontrons les « propriétaires » de cette route, les routiers. Dans leurs camions, ils vivent sur les routes russes leur seconde vie. Il n’est pas rare de voir des traces européennes sur leurs bâches. Parfois un vieil adhésif   » Périgord… » nous rappelle la gastronomie française le temps d’un dépassement. Les routiers nous posent toujours les questions sur notre itinéraire. Sur la route ce n’est pas cela que nous craignons le plus. D’apprentis pilotes, avec un cerveau moins développé que les chevaux de leurs moteurs, nous dépassent en trombe. En résulte une implantation régulière de stèles fleuries à la mémoire de personnes décédées sur cette route. On nous a dit  » Il y a trois problèmes en Russie, les gens inconscients, les routes et les gens inconscients sur la route ».

Nous sommes arrivés à Novossibirsk avant hier. Accueillis par des membres de l’Alliance Française nous avons été invités à nous rendre à la plage. Si si, il y a une plage en Sibérie. Un barrage forme une étendue d’eau appelée la  » mer » où, lors des beaux jours, les gens viennent s’entasser pour profiter du sable chaud et de l’eau fraiche.

Nous sommes accueillis à Acadiem, sorte de ville des sciences créée à une trentaine de kilomètres du centre au milieu des arbres,  chez Sacha et Alexis. Nous profitons de ces instants pour renouveler quelques pièces de nos vélos et recharger nos batteries. C’est aussi l’occasion d’animer des rencontres avec les francophones de la ville en partenariat avec l’Alliance Française.

Jeudi, nous repartirons vers des paysages plus vallonnés de la Sibérie vers Krasnoyarsk.